COMPRENDRE, PRÉVENIR ET AGIR

Une réalité qui concerne chacun de nous

Le VIH reste un important enjeu de santé publique en Afrique. Malgré les progrès considérables réalisés dans la prévention et l’accès aux traitements, de nombreuses personnes vivent encore avec le VIH et de nouvelles infections surviennent chaque année.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 41 millions de personnes vivaient avec le VIH dans le monde à la fin de 2025, dont 64 % dans la Région africaine de l’OMS. La même année, environ 1,2 million de nouvelles infections ont été enregistrées dans le monde.

Ces chiffres montrent que la lutte contre le VIH doit rester une priorité.

Il est essentiel de rappeler que le VIH n’est plus synonyme d’une condamnation à court terme.

Il n’existe actuellement pas de traitement permettant de guérir définitivement du VIH. Cependant, les traitements antirétroviraux permettent de contrôler efficacement le virus et aux personnes vivant avec le VIH de vivre longtemps et en bonne santé.

Un autre progrès majeur concerne la transmission sexuelle : lorsqu’une personne vivant avec le VIH suit correctement son traitement et maintient une charge virale indétectable, elle ne transmet pas le VIH à ses partenaires sexuels.

Le dépistage précoce et l’accès rapide au traitement sont donc essentiels, à la fois pour protéger la santé des personnes concernées et pour réduire la transmission du virus.

Prévenir reste essentiel

La prévention demeure au cœur de la lutte contre le VIH.

Elle comprend notamment :

  • le dépistage régulier selon sa situation et son niveau d’exposition ;
  • l’utilisation correcte des préservatifs ;
  • l’accès à la PrEP pour les personnes exposées à un risque important ;
  • la PPE après certaines expositions, sur avis médical ;
  • la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant ;
  • l’information et l’éducation à la santé sexuelle.

La prévention doit être accompagnée d’une information scientifique claire et accessible, afin de lutter également contre les fausses croyances et la stigmatisation.

Les progrès sont réels. Selon l’ONUSIDA, les nouvelles infections ont diminué de manière importante depuis 2010 en Afrique subsaharienne. En Afrique occidentale et centrale, elles ont notamment diminué de 55 % entre 2010 et 2024. Toutefois, cette région comptait encore environ 5,2 millions de personnes vivant avec le VIH en 2024.

Les difficultés restent nombreuses : accès inégal aux soins, dépistage tardif, stigmatisation, difficultés économiques, disponibilité des services de santé et nécessité de maintenir durablement l’accès aux médicaments et au suivi médical.

La lutte contre le VIH ne peut donc pas reposer uniquement sur les médicaments. Elle nécessite aussi des systèmes de santé solides, des communautés mobilisées et une lutte constante contre la discrimination.

La lutte contre le VIH concerne les professionnels de santé, les pouvoirs publics, les associations, les familles, les communautés et chaque citoyen.

Le Fonds mondial joue notamment un rôle important dans le financement des programmes de prévention, de dépistage et de traitement. Dans les pays où il intervient, 25,6 millions de personnes étaient sous traitement antirétroviral en 2024.

Le développement de solutions locales, l’amélioration de l’accès aux diagnostics et aux médicaments et la continuité des financements sont également essentiels pour préserver les progrès accomplis.

À travers cette démarche, Espérancevie souhaite contribuer à une meilleure information sur le VIH et le sida, en privilégiant des données provenant d’organismes scientifiques et institutionnels reconnus.

Informer, c’est permettre à chacun de mieux comprendre le VIH, de connaître les moyens de prévention, de savoir où chercher de l’aide et de combattre les préjugés.

Le VIH se dépiste. Le VIH se traite. Le VIH se prévient. Et surtout, une personne vivant avec le VIH mérite respect, dignité et accompagnement.

Pour approfondir vos connaissances et consulter des informations régulièrement mises à jour, nous vous recommandons les sources officielles suivantes :

À retenir

S’informer, se protéger, se faire dépister et accéder aux soins sont les clés pour continuer à faire reculer le VIH en Afrique.